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FLASH PÉNIBILITÉ : LE BRUIT

Le bruit au travail est un véritable fléau au travail. En France, près de 6 actifs sur 10 se disent gênés par la fatigue auditive au travail et dénoncent les nuisances sonores causés par leurs collaborateurs au quotidien et le coût annuel du bruit au travail s’élève à 23 milliards d’euros.

De quoi parle-t-on ?

Le bruit est évoqué lorsqu’un son ou un ensemble de sons est perçu comme gênant. Cela en fait une notion subjective : le même son peut être utile, agréable ou gênant selon qui l’entend et à quel moment. Néanmoins, à partir d’un certain niveau, tous les bruits, même les plus agréables peuvent être gênants, voire dangereux.

Les impacts sur l’organisme peuvent être multiples : acouphènes, irritation, troubles sensoriels, pertes d’équilibre, tremblement des mains, troubles cardiaques, réaction digestives, nervosité, vertiges, troubles cardiaques

Lorsque cela arrive, l’article L4121-1 du code du travail impose à l’employeur de mettre en place des mesures de prévention afin de lutter contre les risques liés aux bruits.


Comment évaluer le bruit au travail ?

En premier lieu, l’employeur doit identifier les situations ou les salariés sont soumis à des niveaux sonores importants. Cela peut donc nécessiter des mesures acoustiques pour déterminer le niveau d’exposition quotidienne, exprimé en décibel (dB) et identifier les zones les plus exposées.

L’on estime que l’ouïe est en danger à partir d’un niveau de 80dB durant une journée de travail de 8 heures. Par ailleurs, si le niveau instantané est extrêmement élevé (égale ou supérieur à 135 dB, toute exposition, même de courte durée, est dangereuse.

L’employeur doit donc cartographier le bruit dans l’entreprise, et délimiter les zones bruyantes en les rendant visibles aux travailleurs


Réagir face au bruit

Face au risque de bruit, l’employeur ne doit pas rester inactif. Il doit protéger les travailleurs exposés en mettant en place des actions de prévention et de protection spécifiques en fonction des niveaux sonores d’exposition.

Différentes solutions de protection existent en matière de bruit tel que des dispositifs de protection individuel (casque antibruit, bouchons d’oreilles) ou bine la mise en oeuvre d’un programme de réduction du bruit.

Il ne faut pas oublier que devant le bruit, les protections auditives sur mesure constituent une alternative plus performante aux solutions standard.


Le bruit, un facteur de pénibilité

L’exposition à certains facteurs de risques, des risques dit « pénibles », permettent aux travailleurs de bénéficier d’un système de compensation, par le biais du compte professionnel de prévention (C2P). Le bruit en fait partie.

A travers ce système de compensation, le travailleur peut acquérir des points lui permettant de suivre des formations, d’évoluer vers un poste à temps partiel ou un poste moins exposé, ou encore, validé des trimestres de pensions de vieillesse.

En ce qui concerne le bruit les seuils sont les suivants :

Les seuils d’exposition

Action ou situation Seuil Durée minimale
Niveau d’exposition au bruit d’au moins 81 dB (sur une période de référence de 8 heures) 81 dB 600 heures par an
Exposition à un niveau de pression acoustique de crête d’au moins 135 dB 135 dB 120 fois par an

Le travailleur ainsi exposé se voit donc attribué des points, à raison d’un point par trimestre d’exposition à un facteur, soit 4 par an.

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