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Flash pénibilité : Le travail répétitif

Le travail répétitif ne caractérise pas seulement le travail à la chaîne. Il est fréquent dans divers secteurs : l’habillement, l’agroalimentaire, le commerce, l’agriculture ou encore dans l’industrie.


43 % des salariés déclarent que leur travail est répétitif mais seulement 2.8% des emplois salariés donnent lieu à l’acquisition de points de pénibilité.

Qu’est ce que le travail répétitif ?

Le travail répétitif est caractérisé par la réalisation de travaux impliquant l’exécution de mouvements répétés, sollicitant tout ou partie du membre supérieur, à une fréquence élevée et sous cadence contrainte. La répétition est imposée ou non par le déplacement automatique d’une pièce ou par la rémunération à la pièce. Autrement dit, il s’agit pour un salarié de répéter les mêmes gestes dans un temps court et imparti.


Le travail répétitif est-il un facteur de pénibilité au titre du compte professionnel de prévention ?

La répétition des mêmes gestes dans un court laps de temps n’entraîne pas automatiquement l’accès du salarié au compte professionnel de prévention (C2P).

Même si le travail répétitif laisse des séquelles durables aux salariés notamment en termes de troubles musculosquelettiques (TMS), pour qu’un salarié puisse bénéficier des points de pénibilité, soit 4 points par an, il doit être exposé au minimum, au travail répétitif, 900 heures par an aux conditions de travail suivantes :

– Soit à un temps de cycle inférieur ou égal à 30 secondes avec au minimum 15 actions techniques ou plus.

– Soit à un temps de cycle supérieur à 30 secondes, à un temps de cycle variable ou à une absence de temps de cycle avec au minimum 30 actions techniques ou plus par minute.

Comme pour tous les facteurs de pénibilité, les seuils s’apprécient après prise en compte des mesures de protection collective et individuelle.

En 2023, seulement 2.8% des emplois salariés donnent lieu à l’acquisition de points C2P. Pour autant, même si un salarié ne peut pas bénéficier du dispositif du C2P, il aura toujours la possibilité de déposer un dossier auprès de la sécurité sociale afin de déclarer une maladie professionnelle. L’un n’empêche pas l’autre.

Les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent à eux seuls plus de 80% des maladies professionnelles reconnues.
C’est pourquoi l’employeur a tout intérêt à mettre en place de la prévention au sein de son entreprise.


Une obligation de sécurité de l’employeur

L’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.


Si l’employeur supprime le travail répétitif, il supprime totalement le facteur de pénibilité et il respecte pleinement son obligation de sécurité. Pour autant, dans certains secteurs d’activités, il n’est pas possible de supprimer cette organisation du travail. Dans ce cas, l’employeur doit évaluer le risque dans le document unique d’évaluation des risques de l’entreprise et mettre en place de la prévention.


Son but est de limiter l’impact du travail répétitif sur ses salariés. Comment ? Par la mise en place par exemple d’une rotation des postes de travail, une régulation des cadences, l’aménagement de postes ergonomiques, la mise en place de formations gestes et postures ou encore l’automatisation des gestes les plus contraignants.

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